Conversion en vélo de rando

Changer de « religion » même pour un vélo, c’est possible.

 

L’itinérance à vélo quésaco ?  c’est se déplacer d’un lieu à un autre, en prenant son temps, voyager autrement, vivre au contact de la nature, abandonner les notions de performance, prendre des chemins détournés, insoupçonnés (qui parfois ne sont pas loin de chez nous), pédaler doucement, durement, mouliner, humer les odeurs selon les heures du jour, s’aérer les poumons et l’esprit, entendre le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux, ………..

 

On peut convertir son vélo de ville, son VTC, son VTT son demi-course, son course ou son vélo pliant en vélo de randonnée, on peut passer d’une « chapelle » à une autre, on n’est pas sectaire.

Exemple ; ajout d’un porte-bagages avant, collier de plomberie pour les fourches qui ne sont pas pourvues d’œillets, béquille, ajout de porte-bagages arrière pour les modèles qui n’ont pas cet accessoire, guidon multi-positions particulièrement pour les vélos équipés de guidon plat, triple-plateau (conseillé si l’on fait un parcours avec un peu de dénivelée), pneumatiques roulants et plus épais (destinés aux demi-course ou course qui ont des pneus trop fins pour les charges à transporter ou pour aussi emprunter des chemins), pour l’éclairage dynamo bouteille ou dynamo moyeu ou torche à batterie lithium, selle confortable adaptée à la pratique de plusieurs heures d’affilée assis sur un vélo, être équipé d’un cuissard vêtement adapté pour qui veut mouliner longtemps sur un deux roues.

 Porte-bagages Zefal avant collier

Porte-bagages collier plomberie

Pignon fixe ou fixie

Ce genre de vélo qu’il soit monté d’origine ou transformé à partir d’un demi-course ou course, n’est pas le genre de machine qu’il faut choisir pour partir en itinérant. Un voir deux développement, vous serez vite arrêter à la première côte ou avec du vent de face en continu et avec la charge à tirer. Il peut être transformé, mais il demandera encore davantage d’adaptations que les autres genres de vélos énumérés avant.

 

Se plier en quatre

Un vélo pliant en vélo de randonnée, pourquoi pas. Attention tout de même au poids maximum que peut supporter l’engin, entre votre poids, l’équipement, sacoches et autres accessoires pouvant l’alourdir, cela ne doit pas se faire au détriment de votre propre sécurité. Il faut qu’il ait des roues, par exemple de 20 pouces, pour qu’il soit suffisamment roulant et stable.  Pour le développement, mieux vaut avoir un moyeu à vitesses intégrées 7 à 8 vitesses, cela vous donnera plus de choix pour la cadence et vous pourrez affronter durant vôtre parcours davantage de  situations différentes (plaines, collines, vent de face, ……).

 pliant

Porteur mes bagages, S.V.P

En randonnée  vélo, le poids doit être réparti équitablement, ne pas mettre tout le poids du chargement uniquement sur l’arrière, non seulement ça alourdit l’arrière du vélo, il peut avoir risque de rupture de l’axe de la roue arrière ou risque de voilage accru. D’autre part la conduite du vélo est moins précise et a tendance un peu a louvoyé. Bien répartir les sacoches à l’avant et à l’arrière, avec une sacoche de guidon qui pourra s’enlever facilement, par exemple pour faire des courses. Pour les fourches non pourvues d’œillets, soit savoir bricoler des colliers de plomberie pour faire tenir les porte-sacoches, soit acheter des adaptateurs avec la marque Tubus. Le porte-bagages arrière doit  être suffisamment solide pour soutenir entre 12 et 15kgs de charge, s’il vous paraît trop fragile, mieux vaut en acheter un autre. Des personnes se fabriquent parfois des sacoches se fixant dans le cadre, pour éviter d’avoir à fixer un porte-bagages, ça peut être par choix, comme par contrainte (absence d’œillets à l’avant comme à l’arrière ou proche des fixations de roues).

 

Avoir un bon réparti

Déjà votre roue et axe arrière supporte deux tiers du poids (cycliste et machine), sans compter les  à coups de la transmission, c’est pour cela qu’il est indispensable de bien répartir la charge. Les charges les plus lourdes à l’avant sur des porte-sacoches surbaissés (abaissant le centre de gravité), à l’arrière vous pouvez mettre des équipements volumineux, mais qui ne seront pas nécessairement les plus lourds (tente, duvet, vêtements, …..). Avec des charges bien réparties

Une protection rapprochée vous pourrez même pédaler en danseuse (en souplesse) dans quelques côtes.

 

Se sentir au frais ?

Ils ne sont pas toujours indispensables, mais tout dépend où la randonnée se déroule, car recevoir de l’humidité, de la boue à chaque tour de roue sur les fesses, les jambes ou sur les sacoches, ce n’est guère agréable. A réfléchir selon le climat local. Les modèles de garde-boue ne sont pas interchangeables d’un vélo à l’autre, cela dépend du diamètre de la roue, 650, 700, 26, 27.5 ou 29  pouces et aussi de l’étroitesse des tubes derrière le boîtier de pédalier.

 

Le nez dans le …………… guidon

Le guidon plat type VTT est à proscrire, sauf si on l’équipe de cornes aux extrémités. Pourquoi ? En restant dans la même position pendant des heures, les poignets finissent par s’ankyloser d’où l’importance de pouvoir changer de position de temps à autre. Il y a le guidon type course ou le modèle papillon ouvert ou fermé qui permettent des variations de positions pour les mains et de ce fait pouvant limiter ce phénomène d’engourdissement. Sous la mousse ou la guidoline peut être mis du gel pour amortir les micros chocs de revêtement routier et qui par conséquent améliore le confort de conduite.

 

La vie au bout de la ………. potence

Il faut l’essayer si vous avez acheté par exemple un nouveau guidon. Si la position du guidon est trop basse par rapport à votre hauteur de selle, peut-être qu’il faudra investir dans une potence réglable, comme son nom l’indique qui peut se régler selon la nature du parcours (plat, montées, descentes), donc qui laisse une certaine souplesse au conducteur.

 

Dans la vie on fait ce qu’on pneu, non ?

Les pneumatiques sont importants, tout dépend l’itinéraire que l’on va emprunter, routes, chemins, plus de chemins que de route ou l’inverse ?  Il est évident qu’il est déconseillé de partir avec un demi-course ou course pour n’emprunter que des chemins. De même qu’il est conseillé de changer de pneumatiques si votre VTT est monté avec des pneus sculptures bien profondes, si vous comptez n’utiliser qu’un parcours routier, il vaut mieux avoir des pneus avec une structure plus roulante. Il est bon d’étudier le parcours, pour savoir quels types de pneus seront montés sur votre monture.

Le pneu vélo se compose en général de trois éléments, la bande de roulement en contact avec le sol, la carcasse est en textile ou nylon et la tringle qui est en contact avec la jante et qui maintient l’ensemble. Les pneus à tringle souple dont celle-ci est en aramide (aromatic polyamide) ou kevlar permettent d’être emportés sans avoir l’inconvénient de prendre de la place comme ceux à tringle rigide. La densité de la carcasse s’exprime en T.P.I (nombre de fils par pouce), par exemple les pneus à 127 T.P.I, très légers, mais aussi sensibles aux crevaisons. Le bon compromis est de trouver pour des pneus de randonnée pouvant aller aussi bien sur la route qu’en chemin, une densité variant de 50 à 65 T.P.I et par conséquent beaucoup plus résistants aux crevaisons. Il existe des pneus tubeless (sans chambre à air) mais qui nécessite l’achat de jantes spéciales, elles sont présentes dans le domaine V.T.T. La surface lisse d’un pneu n’est en rien contrairement à la voiture, synonyme du phénomène d’aquaplaning, du moment que sa surface de roulement ou ses flancs ne sont pas craquelés ou trop coupés, vous pouvez rouler tranquille. Si vous changez votre pneu, vérifiez si le nouveau n’a pas un sens de montage avec une flèche intégrée sur le flanc du pneu dont vous devez respecter le sens de roulement. Certains pneus ont sur les flancs une bande réfléchissante, alors dans ce cas les catadioptres de roues ne sont plus nécessaires. Pour un bon rendement bien gonfler son pneu (chambre à air) dont la pression est indiquée sur le flanc du pneu, un pneu moyennement gonflé est plus sujet aux crevaisons et offrira davantage de résistance au roulement. Par définition le pneu increvable n’existe pas, mais il y a des modèles de pneus qui ont fait leurs preuves et depuis leur renommée (ex ; Schawlbe Marathon plus).

 

Allez tous en selle !

Une bonne selle est indispensable ! Ni trop large, ni trop étroite, elle doit bien convenir à votre morphologie. Vous avez des modèles avec gel intégré ou pas. Les modèles en cuir sont à conseiller par exemple en cas de grosse chaleur, les modèles synthétiques avec la transpiration ont tendance à coller. Dans de domaine, il n’y a pas se science exacte. Demandez conseil, lisez sur les forums, allez voir dans les magasins. Votre tige de selle fait peut-être l’affaire, sinon il existe pour améliorer votre confort, la tige de selle à parallélogramme et la tige à élastomère. La deuxième est plus légère, plus économique à l’achat, mais elle n’équivaudra jamais le confort de la première. Sur un vélo non chargé, dans un faux plat ou une côte on peut facilement pédaler en danseuse, donc quitter sa selle, par contre quand un vélo est chargé, envoyer à droite et à gauche le cadre devient plus aléatoire avec la charge et on a tendance à rester coller à la selle pour garder une meilleure stabilité, d’où l’intérêt d’une tige de selle suspendue.

 

Les fourches ….. caudines

Actuellement pour les vélos de ville, de randonnée, on propose des modèles de vélos avec une fourche télescopique, équipement venant à l’origine du monde du VTT. Pour le vélo itinérant, la fourche télescopique  n’est pas indispensable, elle alourdit le poids du vélo, absorbe une partie de l’énergie. Mais si vous en avez une sur votre vélo, gardez-la elle fera l’affaire.

 

Transmission bien étagée, charité bien ordonnée

L’installation d’un triple-plateau est conseillée parce que vous allez avoir du poids sur votre monture ou encore si vous parcourez un itinéraire vallonné ou montagneux, sinon vous risquez de souffrir. La roue libre ou cassette doit être aussi adaptée au parcours que vous allez emprunter. Il est évident que votre chaîne habituelle qui doit avoir quelques centaines de kilomètres dans les maillons, devra être changée si vous voulez mettre un triple-plateau ou une nouvelle roue libre ou cassette. Il existe les moyeux à vitesses intégrées, en général ils couvrent moins de développement qu’un 21 vitesses (7 vitesses 3 plateaux) par exemple. Et en cas de pépins, ils sont en général irréparables sur place (France profonde). Un dérailleur est une pièce que vous trouverez beaucoup plus facilement s’il fallait le changer. On ne parlera pas du moyeu Rolhof (moyeu à vitesse intégré) qui a lui tout seul vaut plus cher que le prix moyen d’un vélo complet, 1100€ !

 

Le roi des tubes

L’idéal de la matière d’un cadre pour un vélo de randonnée est l’acier. C’est un métal solide, peu cher et qui absorbe les imperfections de la route. Actuellement le matériau le plus utilisé est l’aluminium pour des questions de robotisation en usine. C’est un matériau léger, il ne rouille pas, mais plus mou que l’acier. Les tubes de cadre en alu sont deux à trois fois plus volumineux que leur équivalent acier, afin de les rendre rigides. De plus en cas de chute, vous devez impérativement voir si votre cadre n’a pas une fissure, car en pleine descente un cadre en alu fissuré peut casser net !  Les cadres en carbone ne sont pas conseillés, certes c’est une matière dure, mais qui ne résiste pas à un choc prononcé et en général ils ne sont pas fabriqués pour supporter 20 à 30 kgs en supplément du cycliste . Reste le titane, un métal solide, léger, mais hors de prix !

 

Faire la roue avec ses 36 chandelles

En général les roues sont en aluminium, montées avec 36 rayons, elles doivent être en bon état, propres, pas voilées, les jantes lisses et pas enfoncées de  façon à ne pas engendrer un freinage médiocre. L’axe qu’il soit plein ou à serrage rapide (creux) ne doit pas présenter de signe de fatigue, par exemple légèrement courbé. En cas de doute, mieux vaut changer de roue que de se retrouver dans la France profonde à soulever la roue arrière pour avancer parce que l’axe à céder. Les roues en carbone (jantes et rayons) sont à déconseiller, car trop fragiles pour supporter un surcroît de poids, sans parler des nids de poules et autres imperfections du revêtement que vous leur ferez subir involontairement et en plus elles sont beaucoup plus chères que leurs équivalentes aluminium.

 

Change de disque

L’idéal du freinage ce sont des freins v-brake ou cantilever (un peu plus difficile à régler), vous pouvez toujours partir avec des freins à disque mécanique, mais pour les modèles hydrauliques, si ça fuit ou une bulle d’air s’invite dans le tuyau, la réparation sera compliquée voir impossible dans un coin perdu.  Avec des étriers à patins, à part le câble qui peut casser (assez rare), vous arriverez toujours à vous en sortir.

 

Le filament au pays du firmament

En été, est-ce indispensable ? Non, mais on peu emprunter un tunnel ou arriver tard le soir à votre point d’arrivée, pédaler par temps pluvieux avec une luminosité basse, donc mieux vaut être prudent. Vous pouvez être équipé de la traditionnelle dynamo bouteille, légère, économique, mais dont le rendement est médiocre. De plus ça éclaire peu et mal. Reste la dynamo moyeu qui est plus lourde, plus chère, mais dont le rendement est bien plus élevée que sa petite sœur. Vous pourrez l’équiper d’un bon phare à led qui lui éclaire bien. Vous pouvez aussi vous orienter sur une lampe torche à batterie lithium adaptée pour les vélos. Un petit rappel sur la législation Française en matière d’éclairage actif et passif, lampe avant et arrière, catadioptre blanc à l’avant, catadioptre rouge à l’arrière, catadioptre à l’arrière des pédales, catadioptre sur les deux roues et dès que vous sortez de la ville par temps sombre ou de nuit vous devez portez un gilet jaune.

 

Le boîtier de pédalier

Il ne doit pas donner de signes de faiblesse, avoir du jeu dans le boîtier par exemple. Il y a les systèmes de manivelle à clavette (assez ancien), les axes au carré (pas Français), les axes au carré à boîtier intégré, les axes creux à roulements externes, ………. Si vous voulez changer votre axe ou boîtier intégré vous devez absolument prendre un modèle identique et respecter la longueur de l’axe.

 

Mon Dieu que la montagne est belle

Si vous comptez vous balader en montagne, ne prenez pas un vélo trop lourd genre VTT tout suspendu, car les kilos ensuite il faudra les tirer quelque soit le pourcentage de la côte ! Dans les descentes attention aux freinages interminables avec des freins à patins qui peuvent faire sortir la chambre à air de la jante et du pneu dû à la chaleur générée par le freinage.

 

Périphérique

Avoir un petit compteur électronique (vitesse, vitesse moyenne, kilométrage total, partiel, autres fonctions selon les modèles) peut être utile. Il existe des smartphones avec application GPS intégré ou des GPS tout simplement avec carte intégrée ou sans carte. Emmenez ce qui vous paraît indispensable durant votre périple. Pensez à protéger votre smartphone de la pluie si vous le mettez sur un support guidon. Il faut penser également quand vous avez de ‘l’électronique embarquée » dit selon la formule consacrée (compteur, smartphone, connecteur régulateur, ……) à les protéger du soleil, car avec de l’ensoleillement direct par grosse chaleur, l’électronique risque de souffrir.

Avoir la carte ….. du parti

Si on part en itinérant, on part avec ses cartes 100 000ème ou 250 000ème on voit plus grand, mais les petites routes ne sont pas toujours répertoriées, indispensable même si l’on est équipé d’un GPS ou smartphone avec GPS intégré. Les appareils électroniques, ça peut tomber en panne, batterie à plat, pas de réception du satellite, …….. Votre smartphone un GPS vélo moins cher qu’un ……… GPS vélo. Vous pouvez l’utiliser comme un GPS vélo, ce qui est beaucoup plus économique. Il suffit de télécharger une application GPS vélo et d’acheter une support pour votre smartphone. Les avantages sont le prix, la convivialité, la rapidité, la précision, la taille de l’écran et la polyvalence. Les inconvénients sont l’autonomie de la batterie, la fragilité, l’absence d’étanchéité contre la pluie et la difficulté de lecture en plein soleil. Si vous choisissez la solution du smartphone, il vous faudra acheter un support vélo pour votre appareil.

 

Quelques applications vélo pour smartphone (la plupart sont en anglais) ;

MAPS.ME   http ://maps.me

STRAVA     www.strava.com

CYCLEMETER   http ://abvio.com/cyclemeter

MapMyRide            www.mapmyride.com

 

Pour les supports vélo adaptés aux smartphones, je vous invite à aller sur ce site pour vous faire une idée ; http://www.gpszapp.net/les-meilleurs-support-velo-pour-smartphone/

 

En tous états de cause, on prépare son itinéraire, notes, photocopies, surligneur, cela vous aidera dans votre orientation. Une carte ça prend un peu plus de place mais ç’est plus sûr ! A l’heure de la digitalisation tout azimut, le papier peut paraître ringard, mais il faut bien en prendre son …… parti, cher camarade !

 

Connecté toujours, partout

Vous habitez la périphérie peut-être, mais vous voulez aussi vous servir de périphériques (GPS, MP3/4, smartphone, ….) en vélo, pour cela vous devez vous équiper d’un connecteur régulateur, qui sera relié à votre dynamo bouteille ou moyeu. Il fera l’interface entre votre appareil et la dynamo et il peut même charger dans certains cas une batterie d’appoint NI.MH (Nickel Métal Hydrure), surtout pas les batteries lithium car en cas de surcharge elles peuvent prendre feu ou exploser !

Connecteur régulateur

Connecteur régulateur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suis-je gourde ?

Un accessoire qui s’avère vital pendant les heures de pédalage par des temps ensoleillé, c’est bien la gourde. Il faut en avoir au minimum deux, voir trois. Si votre vélo n’est pas équipé de fixation pour un porte-gourde, chez l’équipementier Français Zéfal ils vendent des adaptateurs à fixer sur le cadre.

 

Un peu short, non ?

Le short pour pédalage intensif le type de vêtement pas très approprié, mieux vaut un bon cuissard qui évacuera la transpiration. Idem, pour les vêtements du haut en matière synthétique, efficace contre la transpiration et sècheront beaucoup plus rapidement une fois lavé. Si vous partez en montagne, en bas il peut faire chaud, mais à 2000m 4/5 degrés, voir moins,  donc vous devez être équipé d’une veste chaude. En montagne, la météo peut changer très rapidement, alors  soyez prudent.

 

Cale-pieds ? Mais c’est le pied !

Ajouter des cale-pieds sur les pédales de son vélo procure des avantages évident pour la qualité de votre pédalage. Ils permettent un placement idéal du pied sur la pédale, la partie la plus large du pied doit être juste au niveau de l’axe de rotation de la pédale. Ce n’est ni avec le talon ou le bout du pied que l’on pédale ! Il existe les cale-pieds en plastique sans courroie qui permettent d’avoir une bonne accroche. Il augmente la puissance de pédalage et évite au pied de glisser. Les cale-pieds avec lanière augmente le rendement aussi bien en appuyant sur la pédale, mais aussi en remontant et travaillant avec d’autres muscles qui par conséquent donnent plus de puissance. Un autre modèle est le cale-pieds pour pédale automatique mais qui demande des chaussures spécifiques avec cales et qui sont synonymes de performance. Un dernier système est le strap en velcro qui se met au-dessus de la pédale et permet de tenir la chaussure du cyclotouriste. Une fois bien réglée, la chaussure s’enfile ou s’enlève facilement. Ce système est issu du B.M.X et du pignon fixe.

 

La béquille ou mordre la poussière ?

Pour un vélo de randonnée accessoire indispensable, car des arbres, des murs ou du mobilier urbain, ne sont pas nécessairement là où vous compter vous arrêter ou faire une pause. Et coucher son vélo, à chaque arrêt n’est pas la panacée, sacoches sales, fuite d’eau, risque de perte de matériel. Il existe trois modèles de béquille. La latérale, la plus connue de toutes qui se fixe derrière le boitier de pédalier, celle qui se fixe sur le hauban du cadre (à l’arrière) plus instable et la dernière la béquille double centrale ressemblant à celle d’une moto et qui se fixe derrière le boitier de pédalier. Il faudra voir selon les modèles et la répartition du poids sur votre monture, celle qui vous convient le mieux. Sur certains vélos, l’espace à l’arrière du boitier de pédalier étant trop petit, il ne pourra y avoir de montage de béquille latérale ou double. Attention si vous avez des sacoches à l’avant et l’arrière (conseillé), la béquille latérale sur hauban, risque de ne pas être suffisante, car avec le poids du vélo, des sacoches, de la déclivité du terrain, votre monture risque de basculer, dans ce cas il faut rajouter une béquille sous une sacoche avant qui se fixe sur le porte-sacoches pour renforcer la stabilité.

 

Seul au monde

Vous voulez être totalement autonome, ne pas dépendre d’un gîte, hôtel ou camping, vous avez la solution de la petite tente de camping, mais il y  en a tous les prix depuis 40€ à 500€. Il faudra faire un compromis entre la légèreté de « la maison » et son étanchéité. Je vous invite à voir le site cyclododo.com pour vous faire une idée. Voici quelques fabricants de tentes ; Vaude, Husky, MSR, Helsport, Nordisk, Eureka, Exped, Hilleberg, Tarptent, Camping gaz, reste la solution des distributeurs, alias les plus connus Décathlon ou Go Sport (matériel pas toujours très solide). Il faudra aussi vous équiper d’un tapis de sol, duvet, réchaud, torche (votre lampe vélo à batterie lithium vélo peut en faire office si vous optez pour ce type d’équipement).

Tente3

 Tente2

Ca n’arrive qu’aux autres

L’antivol c’est comme l’anti-sèche aux examens, accessoire plus qu’indispensable. Un petit aller dans une épicerie, une à deux minutes après vous revenez et votre vélo s’est comme évaporé. Une parade, cadenassé votre monture à chaque arrêt où vous vous absentez, vous serez quasiment assuré à nouveau de pédaler. Dans vos accessoires amenez un bon antivol, les modèles en U sont les plus solides. Vous pouvez consulter le dossier de la fubicy (Bicycode) sur le sujet, ci-dessous :

http://www.bicycode.org/tests-antivols.rub-21/tests-antivols-fub.rub-23/

 

Les étapes du four de France

Vous voulez faire un périple organisé par vous-même, vous devez planifier les étapes et les solutions d’hébergement, sauf si vous souhaitez être autonome et vous arrêter dans la nature sans demander rien à personne. Les étapes doivent être calculées en fonction de votre endurance physique et du dénivelée du parcours. Etes-vous capable de pédaler 40, 50, 60, 100km en une journée ? Si vous passez par la montagne, les kilomètres sont indicatifs,  mais ce sont le ou les col(s) que vous allez passer avec leur pourcentage, leur longueur, leur altitude ou leur cotation en 4ème, 3ème, 2ème, 1ère ou hors catégorie. Donc, il faut établir un kilométrage moyen que l’on est sûr de pouvoir effectuer sans problème en fonction de son état physique, de la météo. Avec les grosses chaleurs, on peut s’épuiser assez rapidement, donc prévoir des pauses, boire beaucoup, se protéger du soleil, bob, casque, vêtement léger, crème.

 

Bas les pâtes !

Comme pour tous les sports d’endurance, votre organisme a besoin de sucres lents, consommez régulièrement des féculents pâtes, riz, quinoa. Au petit déjeuner, mangez des céréales ou pain complet, œuf, jus d’orange ou yaourt, pour être bien calé dès le matin. Entraînez-vous avant de partir, car pédaler pendant 7 à 8 heures, alors que vous n’avez pas enfourché un vélo depuis des mois, vous allez avoir mal à votre postérieur et serez probablement fatigué bien avant l’arrivée.

 

Poussez le bon portail

Préparer ses étapes, c’est voir la longueur, les dénivelées que je peux effectuer et où trouver un gîte, camping, hôtel, ……. Sur le site Géoportail (IGN), une fois connecté au site, cliquez sur la version simplifiée, une fenêtre va s’ouvrir, en haut à gauche tapez le nom du d’où vous voulez partir, une carte va s’ouvrir et avec votre souris vous allez pouvoir augmenter la précision de la carte pour mieux visualiser détails, petites routes, etc ….. Sur le bandeau à droite, cliquez sur mesurer et allez dans calcul de la distance. Une fois que vous avez cliqué, positionnez-vous sur le point de départ et suivez la route que vous voulez calculer pour l’étape. Une fois votre parcours terminé, double-cliquez avec votre souris et vous aurez le total de l’étape en haut à gauche de l’écran. Cela vous permet avant même d’acheter des cartes papier de pouvoir préparer tranquillement votre itinéraire, quitte à le modifier par la suite. Sur le site visorando, vous arriverez à un résultat identique.

 

TGV  + vélo le couple en instance de divorce ?

Vous partez en vélo depuis votre domicile, très bien, mais vous revenez comment ? En train. Les trains Franciliens et TER acceptent les vélos mais aux heures creuses. Pour les Intercités ajouter 5€ à 10€ selon la destination, attention certaines lignes n’acceptent pas les vélos. Pour les TGV ajouter 10€ au prix du billet, mais renseignez- vous si le train accepte les vélos. La plupart des trains internationaux (Thalys, ICE, Paris-Francfort, Paris-Stuttgart, Paris- Italie, Paris-Espagne)  n’acceptent pas les vélos.  Idem pour les  Ouigo et IDTGV. L’image écolo du train en prend un coup, avec le refus des compagnies ferroviaires de voir autre chose que des passagers. Cette politique s’oppose au développement du réseau de véloroutes et voies vertes qui rencontrent tant de succès dans de nombreuses régions françaises et qui fait de la France, le pays le plus visité au monde pour le vélo itinérant, elle reçoit un tiers des cyclistes Européens itinérants. Attention : En principe, la SNCF doit pouvoir vous préciser l’information avant l’achat de votre billet… et si elle n’a pas pu le faire, alors, sachez qu’elle ne peut pas vous interdire de monter à bord avec votre vélo (Charte des passagers de l’Union internationale des Chemins de fer, ratifiée par la SNCF).

 

Vous voulez quelques conseils pour votre deux roues, passez nous voir au parking Marcheret à Lagny, nous vous renseignerons avec plaisir.

 

Si vous vous décidez à vous lancer dans la conversion de votre vélo, ne le faites pas à une semaine de votre départ, mais bien avant afin d’avoir du temps, si complication il devait y avoir. Bon courage !

 

Quelques noms d’équipementiers vélos et autres services pouvant servir à de l’itinérant (liste non exaustive) ;

Gilles Berthoud (selles, sacoches, ……) www.gillesberthoud.fr

Brooks (selles) www.brookshop.fr

Ortlieb (sacoches) www.ortlieb.com

Vaude (sacoches) www.vaude.com

Crosso (sacoches) crosso www.cyclo.randonnee.fr

Sacacycle (sacoches) http://www.sacoches-velo.com/

Tubus (porte-bagages) www.cyclable.com

Zéfal (porte-bagages, pompes, cale-pieds, ….) www.zefal.com

Schwalbe (pneumatiques) vendus chez beaucoup de distributeurs

Hutchinson (pneumatiques) http://www.hutchinsontires.com/fr/12-city-trekking

Michelin (pneumatiques, cartes routières) http://velo.michelin.fr/tyre-selector/city-trekking#s=5

Lightcharge City (connecteur régulateur) www.lecyclo.com

USB2BYK (connecteur régulateur) www.eurecart.fr/usb2byk/index.htm

Shimano (dynamo moyeu + beaucoup d’autres accessoires) www.cyclo-randonnée.fr

Fenix (lampe lithium vélo) www.lampe-fenix.com

Sigma (lampe et compteur) www.sigmasport.com

Suntour (équipementier général) www.srsuntour-cycling.com

Abus (antivol) http://www.abus.com/fr/Securite-en-deplacement/Velo/Antivols/Antivols-U-ABUS

Kryptonite (antivol) (page en anglais ou allemand) http://www.kryptonitelock.com/en/products/product-details.html?id=kryptonite:product/category/bicycle-security

Zéfal (antivol, pompes, garde-boue, ……) http://www.zefal.com/fr/18-antivols

I.G.N (cartes routières) www.ign.fr

Géoportail (logiciel de préparation de randonnée) www.geoportail.gouv.fr

Visorando (logiciel de préparation de randonnée) www.visorando.com

Garmin (G.P.S) www.garmin.com

Ergotec (Guidons, potences) www.rosebikes.fr

Béquilles www.culturevelo.com

Rando boutique (Vélociste spécialisé dans le vélo de randonnée) www.rando-boutique.com

Vieux Campeur (matériel camping, lampes, vêtements, …) www.auvieuxcampeur.fr

Gîtes d’étapes (gîtes, refuges, abris) www.gites-refuges.com

Auberges de jeunesse www.fuaj.com

Accueil paysan www.accueil-paysan.com

SNCF www.voyages-sncf.com/services-train/velo-a-bord

 

Quelques photos de vélos de randonnée

VTT randonnée3

VTT randonnée en bambou

VTT rando1

VTT rando

Vélo ville rando

Vélo route rando

Vélo randonnée3

Vélo randonnée

Tall bike randonnée

Pliant randonnée

Demi-course rando5

Demi-course rando4

Demi-course rando3

demi-course rando1

 Course rando1

Course rando

 


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